Hervé Charton, artisan de théâtre

Comédien, improvisateur, metteur en scène, auteur, chercheur, pédagogue...

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Revue de presse

mardi 7 août 2012, par Hervé Charton

A voir - A lire

La comédie humaine vue sous le prisme du tango. Par de jeunes artistes doués.

L’heure du tango a sonné. Il est tard pour les uns, tôt pour d’autres. Comme chaque soir, la serveuse ouvre les portes de son bar, libère les corps et assiste à la même comédie. Certains vont danser, rire, séduire, plaire. Les autres devront se contenter des restes, se noyer dans leurs désillusions ou dans l’alcool. Le tango est une danse ambigüe, sensuelle et cruelle, où les corps s’attirent et se repoussent, où les femmes séduisent, où les hommes s’affrontent. A Buenos-Aires ou à Paris, c’est la même chanson. Pour sa première pièce, à travers cette histoire et surtout un style qui mélange poésie et dérision, Hervé Charton réussit un portrait drôle et touchant des caractères humains.

Malgré l’exiguïté de l’espace offert par le Guichet Montparnasse, les six comédiens parviennent à trouver leur place. Alternant les scènes de jeu et les pas de danse, ils contribuent è construire un tableau en perpétuel mouvement où leurs corps semblent avoir une importance au moins aussi considérable que les mots qu’ils prononcent. Cette allégorie est parfaitement lancée par le premier monologue de Tania Tchenio (la serveuse). Elle semble en harmonie totale avec le texte de ce jeune auteur. Dommage donc qu’elle soit cantonnée, par la suite, au rôle du témoin muet.

Ce spectacle possède néanmoins toute la fraîcheur d’une jeunesse qui baigne encore dans l’utopie, qui ne connaît ni l’amertume, ni l’érosion du temps qui a passe, et qui regarde encore le monde avec toute la sévérité et la tendresse des idéalistes. Et, surtout, il y a une langue où les utopies se déclinent grâce à un phrasé original et à des assonances nouvelles.

Georges Ghika

TV Mag

Tango, une pièce de théâtre en huis clos dans l’ambiance d’un café argentin.

Jeu d’attirances, de répulsion, d’amour, et de tendres combats, de sincérités et de faux-semblants. C’est l’histoire de six personnages, Jeff, Loreleï, F, le Mec et la Fille, dans un bar de tango, à l’heure où l’espoir les prend au corps...

Cette pièce surprend. Elle intrigue. Puis vous vous laissez prendre par une atmosphère lourde, envoutante. Votre cerveau vagabonde et vous pensez "aux paumés du petit matin" de Brel, à Berlin en avril 45. Les auteurs ont du talent, et pour un premier essai, c’est un coup de maître.

Bertrand Guyard

Théâtrétoiles

L’action se situe dans un lieu de rencontre : mi-bar, mi-dancing. - " J’en ai marre " déclare la tenancière fatiguée par toutes ces heures de présence quotidienne vécues depuis des années, voire des décennies ; fatiguée par tout ce qu’elle a vécu ou vu car il en a défilé des gens sous ses yeux et celacontinue... Tous viennent ici en espérant quelque chose, d’où cette phrase désabusée et lourde d’expérience : " l’espoir, ça fait vivre comme un cancer que l’on soigne." Elle va alors épousseter ses souvenirs jusqu’à les faire revivre sous nos yeux. Le tango va être le souffle qui les ranime.

Spectacle en mouvement, aux rythmes divers, ceux des sentiments et des couples vont se faire et se défaire sous la sensualité d’une lune rouge. Le texte est beau, sa forme contrastée, tantôt lyrique, tantôt trivial (il parait que les affaires de cul sont capitalistes ?) mais comportant aussi son potentiel de poésie.

L’auteur est jeune - il a, vous l’avez compris, du talent - a également signé la mise en scène, par conséquent : allez-y et suivez les tous au rythme de ce tango prenant.

Simone Alexandre

Le Figaroscope

Un bar, le soir. On danse le tango. Les corps se frôlent, s’évitent, se cherchent... Les âmes sont tristes, nostalgiques, blessées. Ils sont six. Des hommes, des femmes, dans l’incessante guerre de l’inassouvi. Toute la condition humaine dans un microcosme. Pas vraiment des personnages mais des sensations, du désir, de la mort. Une écriture contemporaine pour un spectacle qui laisse une trace.

Ca pourrait
agacer et ça agace effectivement ! Créer une atmosphère, c’est bien. Mais faire évoluer des personnages, leur donner du poids, du sens, une vraie vie, ce n’est pas mal non plus. N’empêche, on s’attache à ce spectacle. Même si on s’ennuie un peu, même si on a le sentiment d’avoir vu cela mille fois. Quelque chose d’authentique passe indéniablement. C’est peut-être raté mais ça sent l’intelligence. Et dans les temps actuels...

Jean-Luc Jeener

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