Hervé Charton, artisan de théâtre

Comédien, improvisateur, metteur en scène, auteur, chercheur, pédagogue...

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Samedi 5 novembre, 14h30-18h30

Les choses sérieuses commencent

jeudi 10 novembre 2011, par Hervé Charton

Le samedi 5 novembre, de 14h30 à 18h30 environ en salle d’expression artistique, École normale supérieure, nous avons entrepris un certain nombre d’exercices pour commencer à inventer notre approche de l’improvisation.

Étaient présents : Ciro, David, Louise, Noémie S., Sandra et Brice nous a rejoint.

Après un échauffement individuel qui a viré au collectif assez vite, nous avons enchaîné l’après-midi avec un certain nombre d’exercices.

  • le bâton voyageur : un exercice d’échauffement qui permet également de travailler le laisser-faire et l’adresse.
  • la réponse kinesthésique, ou comment se sensibiliser concrètement à des notions floues, l’écoute et la présence. Nous avons fait cet exercice d’abord sans musique, puis avec l’intervention de Brice tantôt à la guitare, tantôt à la clarinette. La musique avait une tendance à écraser les mouvements, à en diriger les impulsions, et à assez peu se laisser diriger par eux. On a essayé avec Brice qui ne regardait pas les autres, mais se concentrait sur ce qu’il entendait ; c’était déjà plus parlant, mieux coordonné.
  • de là nous sommes partis sur un exercice d’improvisation simple, face à face sur des chaises. C’est un jeu de question / réponse à deux : un geste (ou son, ou mot...) en appelle un autre, et ainsi de suite. Nous l’avons essayé avec différentes configurations
     : geste et geste, geste et parole, geste et musique, musique et mot, mots et mots...
  • ceci nous a conduit à essayer l’exercice "Un mot à la fois", où cette fois il s’agit de construire une histoire, là où l’exercice précédent cherchait la spontanéité hors de toute construction logique et syntaxique.
  • et nous avons terminé sur l’exercice Johnstonien du "Et après ?", où nous construisons une histoire à plusieurs en la faisant exécuter par quelqu’un.

La journée s’est terminée sur une improvisation libre, plus courte que la matinée (car nous avions un temps limité, 20 minutes), mais aussi plus structurée, plus attentive, plus énergique, et dans laquelle nous étions plus enclins à prendre des risques.

Une des remarques de la journée, à laquelle nous pouvions peut-être nous attendre, c’est que la vue et l’ouïe ne produisent pas les mêmes disponibilités à la spontanéité. C’est peut-être pour cela qu’on parle d’être à l’écoute, même s’il s’agit souvent de bien voir également : entendre un événement engage une réponse plus forte, plus immédiate que voir ce même événement. On peut y voir un effet de la surcharge de notre univers visuel, qui rend notre regard plus passif, ou un biais naturel, l’ouïe ayant avant tout une fonction d’alerte. Y a-t-il alors une différence de qualité dans la spontanéité associée ? Aspect théorique à creuser...

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